Hélène Tresore Transnationale

de Judith Abitbol

France - 2026 - 1H34 - VF

  • Séance spéciale
Avant-première dans le cadre de la Journée Internationale de Visibilité Transgenre
En partenariat avec le Centre LGBT de Vendée
Mardi 31 mars à 20h30. Tarif réduit : 6,50€

En s’adressant directement, et intimement, à Hélène Hazera, la cinéaste Judith Abitbol réalise le portrait d’une figure importante des contre-cultures de la fin des années 60-90, en France. Membre des Gazolines, membre du F.H.A.R. (Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire), activiste LGBTQ infatigable, Hélène Hazera a créé la commission Trans et SIDA au sein d’Act Up, une de ses grandes fiertés. Sa vraie revanche sur une vie qui a démarré dans des années où le désir et la nécessité de changer de genre n’avaient rien d’évident, fut de devenir la première journaliste transgenre d’un grand quotidien national, Libération, productrice à Radio France et à France TV.

« Il y a des trajectoires, des vies sans qui nous ne serions pas entièrement qui nous sommes aujourd’hui, nous les femmes, les gouines, les pédés et les trans, les bancales, les énervées, les fragiles, les grandes gueules, les pas dans le game. Hélène Hazera a traversé plusieurs vies, sans jamais renier aucune. Figure historique dès la fin des années 1960, elle s’engage pleinement dans les luttes révolutionnaires et homosexuelles. Membre des Gazolines et du FHAR, elle y incarne une parole trans radicale, insolente et libératrice. Dans les années 1990, elle crée la commission Trans et SIDA au sein d’ACT UP-Paris. Le film de Judith Abitbol suit cette existence foisonnante. Sa forme indisciplinée, d’archives en témoignages, accompagne les trajectoires d’Hélène et fait renaître une époque entière : un temps de ruptures culturelles et politiques, de désirs et de provocations. Hélène Hazera y crève l’écran, regard de braise, perchée sur des talons de 10. Le film saisit l’énergie collective de cette époque où lutte, fête et combat ne font qu’un. Refusant la ligne droite, Hélène Trésore Transnationale déborde, trébuche, se réinvente — à l’image de son héroïne. Cette matière hétérogène tisse une expérience sensible où histoire collective et personnelle se mêlent et se renforcent. La forme du film devient une célébration de l’esprit de lutte, indisciplinée et profondément vivante. Mais ce portrait révèle aussi la réalisatrice, qui laisse affleurer ses questions et crée un dialogue avec celles d’Hélène et ce que beaucoup reconnaissent de leur trajectoire. Il transmet une joie rare et contagieuse. Alors chantons-le haut et fort : Hélène Hazera est un « trésore transnationale » à partager comme une fierté, un poing levé en bas résille, un éclat de vie sur un air de chanson boum. » ACID

  • mardi 31 mars
    • 20:30
  • Séance spéciale : 6.50€ !