Les Vacances de Monsieur Hulot

de Jacques Tati

avec Jacques Tati, Nathalie Pascaud, Micheline Rolla

France - 1953 - 1H28 - VF

  • Jeune public · À partir de 8 ans
  • Rétrospective
  • Séance spéciale
Séance spéciale Ciné-Mailles en partenariat avec l’association Fil Love et la boutique yakatricoter.
Projection en lumière tamisée pour tricoter, crocheter ou broder !
Suivie d’un temps déchange gourmand. Vendredi 17 juillet à 18h30. Tarif réduit : 6,50€
Rétrospective Jacques Tati du 15 juillet au 25 août

Les vacances, tout le monde le sait, ne sont pas faites pour s'amuser. Tout le monde le sait, sauf Monsieur Hulot qui, pipe en l'air et silhouette en éventail, prend la vie comme elle vient, bouleversant scandaleusement au volant de sa vieille voiture Salmson pétaradante la quiétude estivale des vacanciers qui s'installent avec leurs habitudes de citadins dans cette petite station balnéaire de la côte atlantique. Il promène dans l'ennui balnéaire, le plaisir émerveillé des châteaux de sable. Et, d'un seul coup, l'ennui éclate de rire, tandis que les châteaux de sable s'ouvrent sur la belle au bois dormant et qu'aux cris des enfants, la petite plage pétarade et reluit comme un quatorze juillet... Mais voilà septembre. Monsieur Hulot, inconscient du scandale, rentre... Où rentre-t-il au fait ? Dans les nuages sans doute, dont il n'était, d'ailleurs, jamais sorti. Mais les enfants, après qu'il ait disparu, ont regardé le ciel longtemps.

« Les Vacances de Monsieur Hulot surpasse tout ce qui a pu se faire en matière de tableau de vacanciers. Avec un grand souci du détail, Tati orchestre un ballet d’estivants en déroulant autant de figures typiques qu’Hulot est atypique : la belle jeune fille, la femme snob, le couple de vieux bien mis, dont le monsieur s’ennuie ferme, le business man toujours appelé au téléphone, le serveur maladroit, que le patron a à l’œil, toujours en train de râler – en muet ! – dans sa barbe… La galerie de personnages est la première source de comique qui irrigue le film, à son apogée dans ce défilé des clients derrière le patron de l’hôtel découpant son rôti au premier plan. Le comique surgit des personnages en eux-mêmes, y compris séparément, et dans la façon dont ils sont mis en scène. Avec un sens du cadre très fin, Tati décrit une ambiance : drôle, parfois tendre, et surtout très juste. Une ambiance impulsée aussi par un rythme très tenu et l’enchaînement fluide de multiples saynètes, dans un ensemble où deux scènes – au minimum – se jouent dans une même séquence. » Critikat

  • vendredi 17 juillet
    • 18:30
  • Séance spéciale : 6.50€ !