Amélie et la métaphysique des tubes
France - 2025 - 1H17 - VF
Jusqu’à deux ans et demi, Amélie se décrit comme un tube digestif, inerte et végétatif. Puis vient l’événement fondateur qui la fait chuter dans l’univers enfantin. Durant six mois s’ensuit la découverte du langage, des parents, des frères et sœurs, du jardin paradisiaque, des passions (le Japon et l’eau), des dégoûts (les carpes), des saisons, du temps. Tout ce qui, à partir de trois ans, constitue la personne humaine à jamais. Car à cet âge-là, tout est joué, le bonheur comme la tragédie… Tel est le message que nous envoie ce bébé au regard malicieux, observant le monde avec acuité.
« Graphiquement le métrage est tout juste magnifique, notamment dans le rendu des surfaces mouillées et de la pluie, la représentation d’une journée à la plage (dans des teintes vertes et jaunes), ou l’agitation effrénée des carpes venant se nourrir à la surface de l’eau. Ajoutez à cela quelques trouvailles de mise en scène, comme l’évocation d’un tremblement de terre depuis l’intérieur d’une salade de riz ou la découverte d’un jardin florissant au fil du passage de l’héroïne. Au final, Amélie et la métaphysique des tubes s’inscrit parmi les plus beaux films récents sur la formation d’une identité propre, la préciosité des souvenirs, notamment d’enfance, et la capacité des blessures à se refermer avec le temps. » Abus de ciné
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vendredi 27 février
- 14:15
