Circus Baobab

de Laurent Chavallier

France - 2000 - 1H42 - VF

  • Séance spéciale
Séance spéciale en partenariat avec le Grand R
En lien avec le spectacle Yogonyély (15 et 16 décembre)
Lundi 14 décembre à 20h30. Tarif réduit : 6,50€

Le 1er mars 2000, après deux ans de formation et de répétition, le premier cirque acrobatique aérien d'Afrique, Circus Baobab, part sur les routes de Guinée. De Conakry à N'Zérékoré, de présentation en présentation, la troupe s'enfonce au coeur du pays. Le réalisateur Laurent Chevallier (L'Enfant noir) et son équipe ont suivi pas à pas cette aventure artistique et humaine.

« Ce film est d’abord une ode aux corps et à l’agilité des acrobates africains, à travers les impressionnantes séquences filmées du spectacle. Spectacle qui nous confronte parfois directement à notre inconscient d’Européen blanc lorsque les membres de la troupe grimpent sur un échafaudage de troncs d’arbres et font littéralement les singes : simple mise en scène d’un environnement naturel basée sur de vieilles légendes, qui dynamite les clichés racistes. L’un des plus beaux plans du film sera d’ailleurs la confrontation de regard entre les jeunes gens et un groupe de singes. Mais Circus Baobab ne se limite pas à l’enregistrement du spectacle et consacre la majeure partie de son temps à la vie de la troupe. On retrouve là le thème éternel des saltimbanques sur la route, replacé dans le contexte africain. C’est dire si la vie du Circus Baobab a beaucoup de points communs avec celle des troupes itinérantes de tous pays et de toutes époques : trajets en car, fatigue, poussées d’adrénaline avant le show, conflits de personnes… Quant aux particularités, elles tiennent beaucoup à la pauvreté endémique de l’Afrique. La caméra de Chevallier saisit ainsi la panne du bus en pleine savane, la vétusté des petites villes de Guinée profonde, les routes de terre battue, les bidonvilles, les stades poussiéreux où se produit le cirque ; mais aussi les trésors d’énergie, de débrouillardise, d’ingéniosité et de joie de vivre des Guinéens. L’arrivée de la troupe dans les bourgades déclenche régulièrement la liesse : c’est une promesse de spectacle, de plaisir, de culture, une source de fierté. On prend aussi au passage quelques petites leçons bienvenues, comme dans la scène où le chef de la troupe commande à ses jeunes ouailles d’éviter tout racisme alors qu’ils s’apprêtent à se produire dans une province peuplée par d’autres tribus : on est toujours l’autre de quelqu’un. » Les Inrocks

  • lundi 14 décembre
    • 20:30
  • Avant-première : 6.50€ !