Disons un soir a dîner

de Giuseppe Patroni Griffi

avec Jean-Louis Trintignant, Lino Capolicchio, Tony Musante

Italie - 1970 - 2H06 - VOSTF

En version restaurée !

Deux couples s’entremêlent dans un imbroglio sentimental inextricable. Michel, riche dramaturge bourgeois, soupçonne depuis longtemps une liaison entre son épouse Nina et son meilleur ami Max, acteur bisexuel avec lequel il entretient lui même une relation ambiguë depuis des années. Nina finit par quitter Michel pour suivre Max, mais celui-ci se lasse rapidement. Refusant de reprendre Nina, Michel se console dans les bras de Giovanna, une femme riche et solitaire. Pourtant, la rupture ne met pas fin aux liens : les couples se rencontrent lors de soupers qui deviennent rapidement quotidiens. Tous s’entre-déchirent sous la conduite de Michel.

« Une femme allongée sur un drap rouge vif. Des visages découpés dans des vignettes en noir et blanc à la manière d’un roman photo. Une typographie pop aux lettres jaunes sur un fond bleu vif. L’affiche de Disons, un soir à dîner est typique de ce cinéma italien, à la frontière des années 1960 et 1970. Ce glamour, représenté par une brune lascive, au brushing félin, et au regard de braise, fige cette affiche dans une esthétique datée – pour le meilleur et pour le pire. Adapté d’une pièce écrite par Patroni Griffi lui-même, le film suit en effet plusieurs couples de la bourgeoisie romaine, pris dans un labyrinthe amoureux fait de jalousies, d’infidélités et de frustrations. L’affiche est dominée par l’actrice brésilienne Florinda Bolkan, vêtue d’une combinaison intégralement fendue sur le côté, à la fois futuriste et plus que suggestive. Ce graphisme, qui annonce déjà la décennie soixante-dix, est représentatif à la fois d’une libération des mœurs, mais également d’une époque où le corps des femmes était encore utilisé comme outil de promotion, jouant sur l’éternel fantasme de la “femme fatale”. Autour d’elle, apparait un casting prestigieux et international, composé de Jean-Louis Trintignant, Annie Girardot, Tony Musante et Lino Capolicchio, enfermés dans des cadres, et séparés comme les pièces d’un puzzle disparate. Une composition qui évoque les rapports de force qui interviendront dans le film : au centre, l’objet de convoitise général, et en parallèle, des jeux d’amour et de hasard. Par ailleurs, et bien que leurs noms ne figurent pas officiellement sur l’affiche, le film réunit d’immenses talents du cinéma de l’époque, en l’occurrence, Dario Argento au scénario, avant même ses débuts dans le giallo, tandis que la musique est signée Ennio Morricone. » festival de cannes

  • vendredi 03 juillet
    • 20:20
  • dimanche 05 juillet
    • 10:45
  • Tarif réduit : 4.50€