Fenêtre sur cour
avec James Stewart, Grace Kelly, Raymond Burr...
États-Unis - 1954 - 1H52 - VOSTF
New-York, Greenwich Village. En plein été caniculaire, Jeff, photographe sportif, se retrouve cloué à son fauteuil roulant avec une jambe dans le plâtre. Seules lui rendent visite son infirmière, Stella, et la femme de sa vie, la sophistiquée Lisa. Pour rompre l’ennui, il ne cesse d’épier à la jumelle les voisins de son arrière-cour. Il est en particulier intrigué par le comportement d’un couple et vient à suspecter l’homme de s’être débarrassé de sa femme.
Dans son appartement new-yorkais, un photo-reporter, immobilisé à la suite d’un accident, est cloué dans son fauteuil. Il passe ses journées à observer les appartements d’en face et les allées et
venues de ses voisins. Rien d’inhabituel, jusqu’à ce qu’un comportement troublant retienne son attention. Sa compagne et son infirmière tentent de le ramener à la raison, mais le doute s’installe : a-t-il été témoin d’un crime ou est-il le jouet de son imagination ? Alfred Hitchcock fait du huis clos un terrain de jeu virtuose : un seul décor, un unique point de vue, et pourtant une multitude de récits. Le spectateur partage la position du héros, scrutant la moindre variation, interprétant chaque geste. Le suspense naît moins de l’action que de l’attente, de cette tension entre ce qui est montré et ce qui reste hors champ. Fenêtre sur cour interroge ainsi notre rapport aux images, au voyeurisme et à la frontière entre observation et interprétation. Une leçon de mise en scène, précieuse pour travailler la notion de point de vue, la construction du regard et les mécanismes du suspense. Anne-Catherine Maginot, enseignante en Lettres Modernes, collège Edmond-Bocquier, Talmont-Saint-Hilaire
