James et la pêche géante

de Henry Selick

avec Paul Terrry, Paul Terrry, Susan Sarandon

USA - 1997 - 1H20 - VF

  • Jeune public · À partir de 8 ans

A la mort de ses parents James tombe sous la coupe de ses tantes, Eponge et Piquette, deux abominables mégères qui le réduisent en esclavage. Un soir, un mystérieux personnage lui offre un sac rempli de langue de crocodile phosphorescentes aux vertus magiques.

« Derrière ce film au titre gentil produit par Disney se cache Henry Selick, qui fit de brillants débuts dans le cinéma d’animation sous la houlette de Tim Burton avec L’Etrange Noël de Monsieur Jack. Cette fois, l’élève vole de ses propres ailes, ou presque (Burton reste coproducteur). Renouvelant son univers visuel en restant fidèle à son style, et faisant intervenir ponctuellement des acteurs en chair et en os, Selick réussit totalement son pari. Même si le film reste sous influence. Car bien qu’adapté d’une nouvelle de Roald Dahl ­ auteur pour enfants assez cocasse, dont une nouvelle fut utilisée par Hitchcock pour la télévision ­, James et la pêche géante commence comme une mouture acidulée d’Edward aux mains d’argent mâtinée de Dickens. Devenu orphelin après qu’un mythique rhinocéros eut réduit ses parents à néant, James a été recueilli par ses tantes, Eponge et Piquette, deux effroyables sorcières jouisseuses dont il est le souffre-douleur et le factotum. Déjà à ce stade du film, en images réelles, les personnages sont des caricatures expressionnistes bien plus incarnées et typées que dans n’importe quel autre film pour enfants ­ n’oublions pas que James et la pêche géante est avant tout un conte destiné aux petits… » Les Inrockuptibles