Le Cerf-volant au bout du monde
France, Taïwan - 1958 - 1H22
Dans les années cinquante, à Paris, Pierrot, chef d’une bande de gamins d’une dizaine d’années toujours accompagné de sa petite sœur, découvre un magnifique cerf-volant échoué dans un arbre. Grâce à une ruse, Pierrot et ses amis récupèrent le cerf-volant et y découvrent une lettre écrite en chinois. Grâce à un antiquaire chinois qui leur traduit la lettre, les enfants apprennent que le petit garçon chinois qui a écrit la lettre, Song Siao Tsing, attend une réponse à sa lettre. Hélas, l’adresse est restée dans la queue du cerf-volant volée par d’autres garçons de la bande. L’antiquaire chinois leur apprend également que le personnage représenté sur le cerf-volant est Souen Wou Kong, le roi des singes. Pierrot, au fond de son lit, rêve que Souen Wou King le transporte, lui et sa sœur, en Chine. Voilà les deux enfants à Pékin, bien décidés à retrouver avec leur nouvelle bande de copains chinois, le petit garçon qui a écrit la lettre trouvée dans le cerf-volant.
Vu aujourd’hui, Le Cerf-volant du bout du monde garde une certaine fraîcheur, une qualité qui persiste malgré la naïveté de son propos d’ensemble. Le film nous parle d’amitié, de solidarité, de coopération entre les enfants vivant dans des pays aussi éloignés que peuvent l’être la France et la Chine, « du bout du monde ». (…) A la sortie du film en France, le journal Paris-Presse mettait en avant l’honnêteté du metteur en scène : « C’est une Chine idéale, une Chine imaginaire qu’il nous montre, puisque les enfants rêvent. Et chacun conclura comme il voudra. » Avec ses qualités, et malgré ses défauts, le film reste aujourd’hui un bel hymne à l’amitié entre les peuples et à une meilleure compréhension entre des cultures fort différentes.
Gérard Lefèvre, Transmettre le cinéma
