Le Mécano de la Générale
avec Buster Keaton, Marion Mack, Glen Cavender…
États-Unis - 1927 - 1H29 - Muet avec cartons en VF
En 1862, la guerre de Sécession débute. Dans le Sud, tous les hommes se portent volontaires pour rejoindre l’armée. Johnnie partage sa vie entre sa fiancée Annabelle et sa locomotive, la « Générale ». Malgré tous ses efforts pour se faire engager dans l’armée Sudiste, Johnnie obtient uniquement l’autorisation de rester mécanicien de locomotive. Pour prouver à sa fiancée qu’il n’est pas lâche, lorsque des soldats du Nord volent la locomotive avec Annabelle à son bord, Johnnie se lance avec courage à la poursuite de ses deux amours.
Le Mécano de la Générale ou la mécanique générale du rire
Un pacifiste est plongé dans la guerre, non par patriotisme guerrier mais par amours : pour l’amour d’Annabelle et avec l’amour de sa locomotive. Par un savoureux engrenage où se combinent le suspense et le burlesque, la mécanique du film est huilée grâce à un rythme effréné de rebondissements, d’actions et de gags. Un naïf découvrant l’absurdité de la guerre : on se prend à penser à Candide car, comme Voltaire, Keaton entreprend une satire de la guerre. Ici, la victoire arrive non par stratégie militaire de haut-rang mais par le dévouement d’un mécanicien amoureux. Un
anti-héros, maladroit et fragile, qui devient héros, en partie malgré lui, mais aussi avec courage grâce à ses compétences de mécano qui court, conduit, pédale, bondit, s’accroche à sa machine et à son idéal, affrontant le danger pour sauver sa bien aimée. Elle qui commet plus de bévues qu’elle ne l’aide et qui ne lui donne son amour qu’au moment où il est revêtu de son uniforme. La victoire de l’amour et de l’humour. Pascal Bahuau, enseignant en Lettres Modernes, collège Olivier-Messiaen de Mortagne-sur-Sèvre
