Vol au-dessus d un nid de coucou

de Milos Forman

avec Jack Nicholson, Louise Fletcher, William Redfield

USA - 1976 - 2H14 - VOSTF

  • Interdit -12 ans
En version restaurée !

À l’automne 1963, un vétéran de la guerre de Corée est accusé d’un crime. Pour échapper à la prison, il simule la folie et se fait admettre dans un hôpital psychiatrique, où il déclenche une révolution des patients maltraités contre la tyrannie des infirmières.

« Comparé à d’autres films de fiction de la même époque traitant de la folie et du système asilaire (citons Family Life de Ken Loach en 1971 ou Asylum / Fous de vivre de Peter Robinson en 1972), Vol au-dessus d’un nid de coucou se démarque par le point de vue délibérément ironique qu’il adopte. Du moins dans un premier temps. Comme l’écrit Le Quotidien de Paris, « au premier degré, il y a un personnage haut en couleurs, dont la vitalité débordante se trouve confrontée à l’impitoyable absurdité des règles qui gouvernent l’univers castrateur d’un hôpital psychiatrique. L’occasion pour Milos Forman de multiplier les scènes où la fantaisie se mêle étroitement à l’observation réaliste la plus rigoureuse sans qu’il y ait jamais la moindre dissonance ». Au début, le spectateur se trouve face au modèle imaginé : la maison de fous. « De sympathiques maniaques se persécutent mutuellement de leurs idiosyncrasies galopantes et McMurphy se contente de louvoyer entre la soumission et l’insolence en distribuant autour de lui un peu de bonne humeur », écrit Le Point. Dans Les Cahiers du cinéma, Serge Daney observe : « pendant toute la première partie, on est laissé libre de croire que McMurphy est maître du jeu (il possède la clé du dehors/dedans, on le voit ainsi s’enfuir du terrain de basket). Ce sont les autres qui semblent épinglés là comme des papillons. Puis McMurphy découvre, en même temps que le spectateur, que les autres malades sont là pour la plupart de leur plein gré, qu’ils peuvent partir pour peu qu’ils le veuillent, alors que lui ne le peut plus ». Tous sont des internés volontaires, un peu déboussolés mais parfaitement normaux. Que manipule avec une froideur calculatrice, Miss Ratched, gardienne de l’ordre établi. Celle-ci a reconnu en McMurphy un homme sain d’esprit, mais surtout un fauteur de troubles qui met en danger son univers clinique. La tonalité grinçante mêlée d’humour et de cocasserie du début laisse sourdre une inquiétude qui se transforme en angoisse. « McMurphy comprend trop tard qu’un piège monstrueux vient de se refermer sur lui, qu’il ne sortira de cette autre prison qu’au gré du bon vouloir du corps médical. Dès lors, le film, commencé sur un ton de franche comédie, vire au drame », constate Écran 76. » Cinémathèque

  • vendredi 10 avril
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